Groupe froid, climatisation, VRV : tout comprendre sur l'étude acoustique

Les groupes froids peuvent générer des nuisances sonores pour le voisinage comme pour les occupants. Une étude acoustique permet d'évaluer ces impacts et de définir les solutions adaptées.

Accueil > Groupe froid, climatisation, VRV : tout comprendre sur l'étude acoustique

Table des Matières

Tout comprendre sur l'étude acoustique d'un groupe froid en 5 points clés

Vous souhaitez aller à l'essentiel ? VENATHEC répond aux cinq questions les plus fréquemment posées sur les enjeux acoustiques liés aux groupes froids. 

deploy Quelle est la réglementation acoustique pour les groupes froids vis-à-vis du voisinage ?
Les groupes froids doivent respecter les exigences du Code de la santé publique, notamment les critères d'émergence sonore en limite de propriété. En cas de dépassement, des mesures correctives sont obligatoires pour réduire la gêne.
deploy Comment limiter les nuisances des groupes froids pour le voisinage ?
L'impact acoustique se réduit par un bon choix d'emplacement, des écrans acoustiques, des silencieux, des plots antivibratiles et une étude acoustique en amont pour respecter la réglementation.
deploy Les groupes froids peuvent-ils gêner les usagers d'un bâtiment ?
Oui, s'ils sont mal positionnés ou non traités, ils peuvent créer des bruits aériens et vibratoires perceptibles dans les bureaux ou logements, entraînant une gêne, une fatigue et une baisse de confort acoustique.
deploy Comment améliorer le confort acoustique des usagers face aux groupes froids ?
Le confort s'améliore grâce à l'isolation vibratoire des équipements, l'insonorisation des locaux techniques et une conception acoustique intégrée dès la phase de projet.
deploy Combien coûte une étude acoustique d'un groupe froid ?
Une étude acoustique d'un groupe froid démarre généralement aux alentours des 2000 €, mais ce coût peut varier en fonction de la complexité du projet, des caractéristiques techniques du bâtiment, etc. N'hésitez pas à faire une demande de devis auprès de VENATHEC.

Vous pouvez également visionner notre vidéo de moins de 5 minutes consacrée à l'impact acoustique des unités de climatisations & groupes froids.

Groupes froids : un impact acoustique en extérieur, comme en intérieur !

Les groupes froids sont aujourd'hui omniprésents dans les bâtiments tertiaires, commerciaux, industriels ou encore les établissements recevant du public. Qu'il s'agisse de climatisation, de réfrigération ou de traitement d'air, ces équipements jouent un rôle essentiel dans le maintien des conditions de confort et de fonctionnement des bâtiments.

Leur fonctionnement s'accompagne toutefois d'émissions sonores et vibratoires susceptibles de générer des nuisances, tant pour les riverains que pour les occupants du bâtiment lui-même. Bruit de ventilateurs, compresseurs, transmissions vibratoires dans les structures ou encore bruit de soufflage dans les réseaux aérauliques : les problématiques acoustiques associées aux groupes froids sont multiples et nécessitent une approche spécifique. Dans ce contexte, l'étude acoustique permet d'évaluer l'impact des installations, de vérifier leur conformité réglementaire et de définir les solutions adaptées pour garantir à la fois la tranquillité du voisinage et le confort des usagers.

L'impact sur le voisinage des groupes froid & unités de climatisation

Dans cette partie nous allons aborder l'impact acoustique sur le voisinage des groupes froids, unités de climatisation, VRV, etc. Quelle réglementation en vigueur ? Comment se déroule une étude acoustique réalisée par un bureau d'études comme VENATHEC ? Quelles solutions techniques ?

Quelle réglementation ?

Le texte de référence est le décret n°2006-1099 du 31 août 2006 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage, intégré au Code de la santé publique aux articles R.1336-5 à R.1336-8 et R.1337-6 à R.1337-10. Il s'applique à tout équipement technique fixe (groupes froids, VRV, condenseurs, ventilateurs) dont le fonctionnement est susceptible de générer une gêne pour les tiers. 

Ce texte repose sur la notion d'émergence sonore : la différence entre le niveau de bruit ambiant (équipements en fonctionnement) et le niveau de bruit résiduel (équipements à l'arrêt). C'est cette différence, et non un niveau absolu, qui est soumise à des seuils réglementaires. Les règles d'émergence ne s'appliquent toutefois qu'à partir d'un niveau de bruit ambiant minimum : 25 dB(A) à l'intérieur d'un logement fenêtres ouvertes ou fermées, et 30 dB(A) à l'extérieur. En dessous de ces seuils, aucune limite d'émergence ne s'impose.

emergence acoustique

Comprendre la notion d'émergence acoustique


Le décret fixe des seuils d'émergence globale qui varient selon la période de la journée et la durée cumulée de fonctionnement de l'installation. Plus l'équipement fonctionne longtemps, plus le seuil admissible est strict. Les groupes froids tournant généralement en continu, c'est donc la valeur la plus basse qui s'applique dans la grande majorité des cas.


Période


Émergence maximale admissible


Durée cumulée d'apparition du bruit


Jour (7h – 22h)

5 dB(A) Supérieure à 8 h
6 dB(A) Entre 4 h et 8 h
7 dB(A) Entre 2 h et 4 h
8 dB(A) Entre 20 min et 2 h

Nuit (22h – 7h)

3 dB(A) Supérieure à 8 h
4 dB(A) Entre 4 h et 8 h
5 dB(A) Entre 2 h et 4 h
6 dB(A) Entre 20 min et 2 h

En complément des émergences globales, le décret impose des limites par bande d'octave, mesurées à l'intérieur des pièces principales d'un logement. Aucun terme correctif lié à la durée de fonctionnement ne s'applique à ces critères spectraux. Cette analyse fréquentielle est particulièrement importante pour les groupes froids et compresseurs, dont les émissions présentent souvent des composantes tonales marquées en basses fréquences difficiles à atténuer.


Bandes d'octave


Émergence maximale admissible


125 Hz et 250 Hz

7 dB

500 Hz, 1 000 Hz, 2 000 Hz et 4 000 Hz

5 dB

Comment se déroule l'étude d'impact acoustique ?

Une étude acoustique relative à l'impact sonore d'un groupe froid ou d'un système VRV se déroule en plusieurs étapes, depuis l'analyse du site jusqu'à la définition des solutions de traitement.

Analyse du site et des équipements

L'acousticien recense les équipements en place (groupes froids, unités de condensation, ventilateurs, compresseurs), leurs caractéristiques de fonctionnement et leur implantation sur le site. Il identifie également les zones sensibles à proximité, telles que les logements, bureaux ou établissements de santé, afin de définir les points de mesure pertinents.

Campagne de mesures acoustiques

Des mesures sont réalisées à proximité des équipements ainsi qu'au niveau des récepteurs sensibles. Elles permettent de caractériser le bruit généré par les installations et d'évaluer leur impact sur l'environnement. Les niveaux sonores sont relevés lorsque les équipements fonctionnent puis lorsqu'ils sont à l'arrêt, afin de déterminer les émergences réglementaires.

groupe froid mesures acoustique

Mesures acoustiques réalisées sur site et en limite de propriété chez un riverain


Analyse et modélisation acoustique

Selon la configuration du site, une modélisation numérique peut être réalisée afin de simuler la propagation du bruit et d'anticiper l'efficacité de différentes solutions de traitement. Cette étape est particulièrement utile lorsque plusieurs sources sont présentes ou que l'environnement bâti est complexe.

Vérification de conformité

Les résultats sont comparés aux seuils réglementaires applicables afin de vérifier la conformité de l'installation. Une attention particulière est portée aux basses fréquences, souvent caractéristiques des groupes froids et susceptibles de générer une gêne importante.

Préconisations et mesures de réception

Sur la base des résultats obtenus, l'acousticien formule des recommandations adaptées : traitement à la source, écrans acoustiques, silencieux, désolidarisation vibratoire ou optimisation des équipements. Après travaux, une nouvelle campagne de mesures permet de vérifier l'efficacité des solutions mises en œuvre et de confirmer la conformité réglementaire.

carte de bruit acoustique groupe froid

Carte de bruit : à gauche sans traitement acoustique, à droite avec traitement acoustique (étude réalisée par VENATHEC)


Quelles solutions techniques pour réduire l'impact acoustique d'un groupe froid ?

Le traitement acoustique des groupes froids et VRV repose sur une combinaison de solutions agissant à la source, sur la propagation et sur les transmissions solidiens. Le choix des dispositifs dépend du diagnostic spectral établi lors de l'étude : un bruit à dominante basse fréquence ne se traite pas de la même façon qu'une émission à spectre large.

Capotage et semi-capotage acoustique

Lorsque le compresseur ou le groupe constitue la source principale, un capotage acoustique sur mesure est réalisé autour de l'équipement. Il associe des panneaux d'isolation phonique (tôle pleine + matelas laine minérale + parement perforé) et une face interne absorbante pour limiter la réverbération interne. 

capotage acoustique groupe froid

Exemples de simulations de capotages : en haut un groupe froid, en bas une VRV. 


Pour les groupes froids nécessitant une ventilation importante, un semi-capotage ouvert sur les faces opposées aux zones sensibles permet de concilier efficacité acoustique et bon fonctionnement thermique de l'équipement. Les panneaux utilisés présentent généralement un indice d'affaiblissement RA de l'ordre de 25 à 35 dB selon les configurations.

Silencieux à baffles parallèles

Intégrés dans les conduits de refoulement ou d'aspiration d'air des groupes froids et des centrales de traitement d'air (CTA), les silencieux à baffles constituent une réponse efficace aux émissions aérauliques, notamment sur les moyennes et hautes fréquences (500 Hz à 4 000 Hz). Pour les basses fréquences (63–250 Hz), des baffles plus épais et plus longs sont nécessaires. La conception du silencieux doit impérativement intégrer le calcul de perte de charge, afin de ne pas dégrader les performances des ventilateurs : un débit de 3 000 m³/h induit typiquement une perte de charge de l'ordre de 5 Pa, à vérifier au regard des capacités des équipements.

silencieux baffles groupe froid

Silencieux à baffles


Écrans et murs acoustiques

Lorsque les équipements sont implantés en toiture ou en cour technique et que le capotage individuel n'est pas envisageable, des écrans acoustiques, panneaux absorbants ou réfléchissants disposés entre la source et les récepteurs, permettent de réduire le rayonnement sonore dans les directions sensibles. Leur efficacité dépend de la hauteur de l'écran par rapport à la source et de la géométrie du site. En milieu urbain dense avec réflexions multiples sur les façades, les écrans doivent être dimensionnés à partir de la modélisation numérique.

Plots antivibratiles et désolidarisation vibratoire

Les groupes froids génèrent des vibrations basses fréquences transmises aux structures porteuses (dalle de toiture, charpente), qui rayonnent ensuite vers les espaces intérieurs. Des plots antivibratiles (matériaux élastomères ou ressorts), positionnés entre l'équipement et son support, permettent de désolidariser la source et de limiter ces transmissions solidiens. Des manchettes souples sur les raccordements hydrauliques et frigorifiques complètent ce dispositif.

Orientation et positionnement des équipements

En phase de conception ou de remplacement, l'orientation des ouïes de refoulement et d'aspiration des groupes froids doit tenir compte de la localisation des zones sensibles. Diriger les flux d'air, et donc les émissions acoustiques, à l'opposé des façades de logements constitue la mesure préventive la plus efficace et la moins coûteuse. De même, l'augmentation de la distance entre équipement et récepteur, ou l'interposition de volumes bâtis faisant écran, peut suffire à garantir la conformité réglementaire sans traitement actif.

Réduction à la source

Lorsque le parc d'équipements est vieillissant ou surdimensionné, le remplacement par des appareils à technologie Inverter, à vitesse variable, réduit significativement les émissions acoustiques en évitant les cycles marche-arrêt brutaux et en abaissant les régimes de fonctionnement aux heures creuses. Les systèmes VRV récents affichent des niveaux de pression acoustique en champ libre nettement inférieurs aux générations précédentes, et certains constructeurs proposent des modes de fonctionnement silencieux nocturne activables via la GTC.

Groupes froid : quid du confort acoustique des occupants ?

Dans cette partie nous allons aborder le sujet de la gêne acoustique pour les occupants d'un bâtiment tertiaire, commercial ou autre, liée au fonctionnement d'un groupe froid. Existe-t-il une réglementation spécifique ? Comment se déroule une étude acoustique ? Quelles solutions techniques permettent d'améliorer le confort acoustique des occupants ?

bruit fatigue acoustique

Bruits de fond, transmissions solidiennes des équipements... les nuisances sonores liés aux groupes froid peuvent impacter significativement le confort des usagers

Normes & réglementation

Contrairement aux nuisances de voisinage, le confort acoustique des occupants n'est pas encadré par un texte réglementaire unique et universel. Le cadre varie selon la nature du bâtiment.
  • Pour les bâtiments d'habitation neufs, l'arrêté du 30 juin 1999 impose des niveaux maximaux de bruit des équipements collectifs : 25 dB(A) dans les pièces principales et 30 dB(A) dans les cuisines et salles de bains. 
  • Les établissements scolaires et les établissements de santé disposent quant à eux de leurs propres textes fixant des exigences sur le bruit de fond.
  • Pour les bâtiments tertiaires en revanche (bureaux, hôtels, commerces), aucune réglementation nationale n'impose de niveau limite : c'est la norme NF S 31-080 qui fait référence pour les espaces de travail, et les certifications HQE, BREEAM ou NF Habitat qui fixent des objectifs de performance pour les bâtiments souhaitant valoriser leur qualité acoustique. 

Dans tous les cas, l'étude acoustique permet d'objectiver les niveaux mesurés et de les confronter au référentiel applicable au projet.

Comment se déroule une étude acoustique dans le cadre du confort des usagers ?

Contrairement à l'étude d'impact sur le voisinage, qui mesure l'émergence aux abords du bâtiment, l'étude acoustique orientée confort des usagers se déroule à l'intérieur des locaux et s'intéresse à ce que perçoivent réellement les occupants dans leurs conditions d'usage quotidien. 

Définition des objectifs et des locaux sensibles

L'étude débute par une phase de cadrage : identification des espaces les plus exposés (bureaux ouverts, salles de réunion, chambres, locaux d'enseignement), recueil des plaintes ou ressentis des occupants, et consultation des plans pour localiser les équipements par rapport aux locaux. Cette étape permet de hiérarchiser les points de mesure et d'orienter l'investigation vers les chemins de transmission les plus probables, aérien, solidien ou combiné. 

Mesures de bruit de fond en occupation et hors occupation

Les niveaux de bruit de fond sont mesurés dans les locaux identifiés, équipements en fonctionnement puis à l'arrêt, selon des plages horaires représentatives des conditions d'usage réelles. L'acousticien relève les niveaux en dB(A) global mais également par bandes d'octave, ce qui permet d'identifier la signature spectrale du bruit généré par les équipements, notamment les composantes basses fréquences (63–250 Hz) caractéristiques des compresseurs et ventilateurs. Ces mesures sont comparées aux valeurs cibles issues des référentiels applicables selon le type de bâtiment. 

mesures acoustiques bruit de fond

Mesures acoustiques réalisées dans un bureau occupé


Mesures vibratoires

Lorsqu'un bourdonnement sourd ou une sensation de vibration est signalé par les occupants, des mesures vibratoires sont réalisées sur les structures et équipements à l'aide d'accéléromètres. Elles permettent d'identifier les fréquences de résonance des structures excitées et de confirmer l'origine solidienne du problème. Cette étape est indispensable pour dimensionner correctement les solutions de désolidarisation : un plot antivibratile mal choisi peut en effet aggraver la transmission à certaines fréquences plutôt que de la réduire. 

Identification des chemins de transmission

L'acousticien cherche à déterminer par quel chemin le bruit parvient aux occupants : propagation aérienne directe depuis une gaine ou une bouche de soufflage, transmission par la structure depuis un équipement posé sur la dalle de toiture, ou combinaison des deux. Des mesures comparatives — avec et sans obstruction temporaire de certains chemins, ou par corrélation entre les points de mesure vibratoire et acoustique, permettent de qualifier et quantifier chaque contribution. Cette analyse est la condition sine qua non pour prescrire des solutions efficaces et éviter des travaux inutiles. 

Comparaison aux normes & référentiels

Les résultats sont confrontés aux exigences des normes et référentiels applicables au type de bâtiment concerné. La norme NF S 31-080 fixe des niveaux de bruit de fond admissibles par type de local (bureaux, salles de réunion, enseignement, hôtellerie). Les certifications HQE, BREEAM ou NF Habitat imposent quant à elles des niveaux cibles plus exigeants, exprimés selon des indicateurs spécifiques à chaque référentiel. L'acousticien précise dans son rapport si les niveaux mesurés sont conformes, et de combien de dB(A) ils s'en écartent, une donnée directement exploitable pour dimensionner les traitements nécessaires. 

Préconisations et suivi

Le rapport d'étude restitue l'ensemble des mesures, identifie les sources et chemins de transmission responsables des non-conformités, et formule des préconisations hiérarchisées — des plus simples (réglage des équipements, activation des modes silencieux) aux plus structurelles (désolidarisation, traitement des réseaux). Comme pour l'étude d'impact voisinage, une campagne de mesures de réception après travaux permet de vérifier l'efficacité des solutions mises en œuvre et de valider la conformité aux objectifs fixés.

préconisations acoustiques groupe froid

L'ensemble des préconisations techniques seront compilées dans un rapport détaillé

Les solutions techniques : focus sur le traitement des transmissions solidiennes et du bruit de fond intérieur

Lorsque les nuisances touchent les occupants du bâtiment lui-même (bourdonnement perçu dans les bureaux, vibrations ressenties dans les dalles, bruit de soufflage dans les gaines) les solutions diffèrent de celles mises en œuvre pour le voisinage et doivent agir sur deux registres distincts.

Désolidarisation vibratoire des équipements

Les compresseurs et ventilateurs des groupes froids transmettent leurs vibrations aux structures porteuses par contact direct. L'interposition de plots antivibratiles (élastomères ou ressorts, dimensionnés selon la masse et la fréquence propre de l'équipement) entre la machine et son support, dalle, châssis, socle béton, interrompt ce chemin de transmission. Des manchettes souples sont systématiquement posées sur les raccordements hydrauliques, frigorifiques et aérauliques pour éviter que les vibrations ne se propagent par les réseaux. Dans les cas les plus sévères, un radier flottant, dalle béton reposant sur une nappe de plots isolants, constitue la solution la plus efficace pour les machines les plus lourdes ou les plus vibrantes.

Traitement des réseaux aérauliques

Le bruit de soufflage et de reprise d'air généré par les centrales de traitement d'air et les gaines se propage dans les réseaux jusqu'aux grilles et bouches de diffusion. Des silencieux à baffles intégrés dans les gaines, au plus près des équipements, atténuent ces émissions avant qu'elles n'atteignent les locaux. Le dimensionnement des réseaux, vitesse d'air, sections de passage, coudes, joue également un rôle déterminant : une vitesse de soufflage excessive génère des bruits aérodymiques que nul silencieux ne compensera. La coordination avec le bureau d'études fluides dès la phase conception est donc indispensable.

réseau aéraulique acoustique

Un dimensionnement approprié des réseaux aérauliques permet d'éviter les nuisances sonores pour les usagers


Réglage et équilibrage des installations

Un groupe froid ou un climatiseur mal réglé, régime de compresseur trop élevé, déséquilibre de charge entre unités, cycles courts répétés, génère davantage de bruit qu'un équipement correctement paramétré. L'activation des modes silencieux nocturnes disponibles sur la plupart des systèmes VRV récents, pilotables via la GTC, permet de réduire significativement les émissions en dehors des heures d'occupation sans compromettre les performances thermiques. Ce levier, souvent gratuit car logiciel, est à explorer en priorité avant tout investissement dans des traitements physiques.

En conclusion

Les groupes froids constituent des équipements indispensables au confort thermique des bâtiments, mais ils représentent également une source potentielle de nuisances sonores non négligeable pour le voisinage comme pour les usagers. Leur impact acoustique dépend fortement de leur implantation, de leurs caractéristiques techniques et des conditions de fonctionnement. Une approche globale, intégrant l’acoustique dès la conception du projet, permet d’anticiper les risques de dépassement réglementaire et de limiter durablement les nuisances. Grâce à une étude acoustique adaptée et à la mise en œuvre de solutions techniques ciblées, il est possible de concilier performance énergétique, conformité réglementaire et qualité de l’environnement sonore.


Contacter un acousticien
× Parcourir...
captcha
* Champs obligatoires
Envoyer