Repowering éolien : comment réussir votre projet en maitrisant les enjeux acoustiques ?

Le remplacement d'éoliennes anciennes par des modèles plus puissants implique une nouvelle étude d'impact sonore. Retour sur les obligations réglementaires et le déroulé d'une étude acoustique.

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Table des Matières

Tout comprendre en 5 minutes chrono !

Vous souhaitez aller à l'essentiel ? VENATHEC répond aux 5 questions les plus fréquemment posées en quelques mots. Encore mieux : vous pouvez visionner notre vidéo sur l'étude acoustique dans le cadre d'un projet de repowering éolien, qui dure moins de 5 minutes.

deploy Qu'est-ce que le repowering éolien et pourquoi une étude acoustique est-elle nécessaire ?
Le repowering consiste à remplacer des éoliennes anciennes par des modèles plus performants. Cela change l'impact sonore du parc, d'où l'obligation d'une étude acoustique complète.
deploy Quelles réglementations bruit s'appliquent au repowering éolien ?
Le projet doit respecter l'arrêté du 26 août 2011 et les niveaux d'émergence réglementés, avec des seuils spécifiques pour jour et nuit.
deploy Comment se déroule une étude acoustique dans un repowering éolien ?
Elle inclut analyse documentaire, mesures du bruit résiduel, modélisation acoustique, évaluation de l'émergence, solutions correctives et rapport final.
deploy Qu'est-ce que l'émergence sonore dans le contexte éolien ?
C'est la différence entre le niveau sonore avec les éoliennes et le bruit résiduel sans elles, utilisée pour vérifier les seuils réglementaires.
deploy Quelles solutions acoustiques si les seuils sont dépassés lors du repowering ?
Proposer des plans de bridage, choisir des machines moins bruyantes ou optimiser l'implantation pour réduire l'impact sonore.


Énergie éolienne : entre transition écologique & enjeux de rentabilité

Au 31 mars 2025, la France comptait une capacité installée de 23,4 GW d’éolien terrestre, répartie sur environ 2 400 parcs et plus de 10 000 éoliennes. Ce parc couvre près de 9 % de la consommation nationale d’électricité, et représente un pilier important de la stratégie énergétique française. Dans le cadre des objectifs fixés par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), la puissance installée en éolien terrestre devra atteindre entre 33 et 35 GW d’ici 2028. Pour y parvenir, les nouveaux projets ne suffiront pas : les parcelles propices à l’implantation d’éoliennes sont de plus en plus rares, et l’opposition locale freine l’essor de nouveaux parcs. Dans ce contexte, de nombreux exploitants et développeurs se tournent vers le repowering, une stratégie qui consiste à remplacer des éoliennes vieillissantes par des modèles plus récents et plus performants. Cette démarche permet d’augmenter la puissance installée, améliorer la production et optimiser l’occupation du foncier, tout en prolongeant la durée de vie des sites existants.

Qu'est-ce que le repowering éolien ?

Le repowering désigne l’opération qui consiste à remplacer partiellement ou totalement les éoliennes d’un parc existant, généralement en fin de vie ou technologiquement dépassées, par des machines plus performantes, plus puissantes et mieux adaptées aux exigences actuelles.
 repowering acoustique

Deux approches possibles :

  • Le repowering complet : toutes les éoliennes du parc sont démantelées et remplacées par de nouvelles machines. Le site est alors entièrement repensé : moins d’éoliennes, mais plus hautes et plus puissantes.
  • Le repowering partiel : seules certaines éoliennes sont remplacées, ou certaines composantes (génératrice, rotor, pales, etc.) sont modernisées, tout en conservant une partie des infrastructures (mâts, fondations, poste de livraison).

Objectifs du repowering :

  • Augmenter la production électrique en profitant des avancées technologiques (meilleur rendement aérodynamique, régulation électronique plus fine, meilleure courbe de production à bas vent...).
  • Réduire le nombre de machines sur site tout en conservant (ou améliorant) la production.
  • Optimiser le foncier dans un contexte de raréfaction des zones propices à l’éolien.
  • Adapter les installations aux évolutions réglementaires, environnementales et sociétales.

Contraintes associées :

Le repowering n’est pas une simple opération de remplacement technique. Il s’apparente souvent à un nouveau projet soumis à autorisation, impliquant :
  • une nouvelle étude d’impact environnemental,
  • le respect des réglementations acoustiques en vigueur au moment du dépôt de dossier (et non celles en vigueur lors de la mise en service initiale),
  • une concertation locale renforcée.
Enfin, les nouvelles machines étant souvent plus hautes et plus puissantes, leur impact sonore peut être significativement différent, d’où la nécessité de conduire une étude acoustique complète, comme pour un nouveau parc.

Découvrez iEar V3, l'algorithme d'estimation in situ des émergences sonores

Développé par VENATHEC, iEar V3 est un algorithme innovant permettant d'estimer les émergences sonores d'un parc éolien à partir de mesures traditionnelles, afin de proposer un plan de bridage optimisé.


Une solution idéale en phase de repowering :

  • Permet d'estimer le niveau de bruit résiduel lors du fonctionnement du parc tout au long de la mesure,
  • Moins d'arrêts : seulement 30 minutes par nuit, contre plusieurs heures en méthode classique,
  • Production préservée : 99,7 % de productible maintenu,


Conçu comme un outil d’analyse acoustique, iEar V3 facilite la détermination des niveaux résiduels lors des campagnes de renouvellement de parc, en combinant traitement du signal, données météo et intelligence artificielle.



Pour en apprendre d'avantage sur iEar V3, rendez-vous sur www.iEar.fr

Réglementation : le cadre acoustique applicable au repowering éolien

Dans le cadre d’un projet de repowering, les exploitants ne peuvent pas s’appuyer sur les seuils réglementaires en vigueur lors de la construction initiale du parc. En effet, la législation considère généralement le repowering comme une création de parc (ou une modification substantielle d’un parc existant), et exige donc le respect des règles actuelles, notamment en matière d’acoustique.

Référentiel réglementaire :

L’étude d’impact acoustique doit répondre à plusieurs textes clés, dont :
  • L’arrêté du 26 août 2011, modifié par Décision du Conseil d'Etat du 8 mars 2024, relatif aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent (éoliennes).
  • Le Code de l’environnement, notamment les articles R. 122-1 et suivants sur les études d’impact.
  • La norme NF S31-114, qui encadre la méthodologie de mesure des niveaux sonores.

Les seuils à respecter :

Les installations éoliennes doivent respecter les limites d’émergence sonore suivantes, définies par l’arrêté du 26 août 2011 :



Période diurne
(7h - 22h)
Sauf dimanches & jours fériés

Période nocturne 
(22h - 7h)
+ Dimanches et jours fériés

Émergence admissible en zone à émergence réglementée (ZER)


+5 dBA
(si niveau > 35 dBA)


+3 dBA
(si niveau > 35 dBA)


L’émergence correspond à la différence entre le niveau sonore global (avec les éoliennes en fonctionnement) et le niveau sonore résiduel (sans les éoliennes) au niveau des habitations les plus proches.

emergence eolien

Si ces seuils sont dépassés, l’exploitant est tenu de mettre en œuvre des mesures correctives, souvent sous forme de bridages acoustiques.

Spécificité du repowering

Même si le projet concerne un parc existant, le repowering nécessite :
  • une réévaluation complète de l’impact sonore en fonction des nouvelles machines,
  • une prise en compte de l’évolution du contexte local (urbanisation, nouvelles habitations, sensibilité accrue du territoire…),
  • la réalisation d’une étude acoustique conforme aux normes actuelles, avec modélisation, mesures sur site et propositions de solutions de réduction de bruit si nécessaire.

Déroulement d'une étude acoustique dans le cadre d'un repowering éolien

L’étude acoustique constitue un élément clé du dossier réglementaire d’un projet de repowering éolien. Elle permet d’anticiper les impacts sonores du futur parc, d’évaluer le risque de non-conformité réglementaire et de définir les éventuelles mesures correctives nécessaires. Voici les grandes étapes d’une étude acoustique type : 

1. Analyse documentaire et définition du périmètre

  • Recueil des données du parc existant : implantation, puissance, hauteur, courbes acoustiques des nouvelles éoliennes envisagées.
  • Identification des zones sensibles (habitations, bâtiments recevant du public, lieux à enjeux…).
  • Définition des points de mesure et des points de calcul à proximité des récepteurs les plus exposés.

2. Mesures de bruit résiduel

  • Campagne de mesure in situ sur plusieurs jours (souvent 28 jours) pour caractériser le niveau sonore sans fonctionnement d’éoliennes. L’enjeu principal de l’étude acoustique sera de caractériser correctement le niveau sonore sans éolienne en limitant les pertes de production du parc actuel. À cet effet, VENATHEC a mis au point une méthode innovante permettant une appréciation des niveaux sonores résiduels avec seulement 30 minutes d’arrêts par nuit. Cette méthode permet d’obtenir des résultats d’une fiabilité similaire à celle qu’on obtiendrait avec un arrêt complet des éoliennes durant toute la campagne.
  • Prise en compte des conditions météorologiques (vent, pluie, température) durant les mesures.

3. Modélisation acoustique du parc après renouvellement

  • Simulation des émissions sonores des nouvelles machines, avec prise en compte du terrain, des obstacles, et des conditions météo.
  • Calcul des niveaux sonores attendus aux points de réception à l’aide d’une des méthodes de calcul les plus abouties pour la propagation sonore environnementale des bruits éoliens : méthode Harmonoise.

4. Évaluation de l’émergence et comparaison aux seuils réglementaires

  • Calcul des émergences diurne et nocturne et, le cas échéant, des périodes intermédiaires entre le jour et la nuit.
  • Évaluation du risque de dépassement sur chaque zone d’habitations sensibles.

5. Propositions de mesures correctives

En cas de dépassement des seuils règlementaires, recommandations de solutions techniques pour réduire le bruit : dimensionnement des plans de bridage des éoliennes, choix d’éolienne moins bruyante ou ajout d’un système de réduction du bruit (peigne/dentelure/serrations sur les pales), optimisation des emplacements.

6. Rédaction du rapport final

  • Présentation claire des méthodes, résultats, analyses et préconisations.
  • Fourniture des éléments pour le dossier réglementaire.

Conclusion

Le repowering éolien s’inscrit comme une solution pertinente pour augmenter la production électrique à partir d’un parc existant, en respectant les contraintes environnementales et sociétales. L’accompagnement par une étude acoustique rigoureuse est indispensable pour garantir la conformité réglementaire et la bonne acceptation locale du projet. VENATHEC, bureau d’études acoustiques, accompagne les exploitants et développeurs dans la réalisation de leurs études acoustiques spécifiques au repowering, notamment avec notre solution innovante : iEar V3, permettant de limiter les pertes de production et d’offrir une qualité des résultats. Nous mobilisons notre expertise technique et notre connaissance fine de la réglementation pour vous assurer un projet réussi et conforme.


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